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Notes d’allocution par Cole Pinnow, Président, Pfizer Canada au Comité permanent de la santé de la Chambre des communes

08/03/21

Le 8 mars 2021

Voilà déjà un an que la pandémie a été déclarée. Depuis, Pfizer et BioNTech ont réussi à mettre au point un vaccin sûr et efficace contre la COVID-19 en un temps record grâce à une nouvelle plate-forme technologique. Pour y arriver, Pfizer a investi plus de 2 milliards de dollars à ses propres risques. Nous nous sommes préparés pour la réussite et avons optimisé une chaîne d’approvisionnement très complexe. Celle-ci requiert plus de 280 composantes provenant de 86 fournisseurs différents situés dans 19 pays. Nous avons également établi un système de livraison des plus novateur pour un produit devant être entreposé à des températures extrêmement basses et livrons le vaccin directement à des centaines de centres d’administration au Canada.

Alors que nous sommes réunis ici, trois mois après la vaccination de la première Canadienne, Gisèle Lévesque, j’aimerais vous rappeler une partie importante des efforts qui ont été nécessaires afin d’offrir le premier vaccin aux Canadiens dès que la science l’a permis.

En août, nous sommes devenus le 4e pays à conclure une entente d’achat préalable pour le vaccin. Nous avons obtenu jusqu’à 76 millions de doses alors que de nombreux autres pays cherchaient également à assurer des engagements en matière d’approvisionnement. En septembre, Santé Canada a lancé le processus de présentation continue, qui nous a permis de présenter les données sur notre vaccin dès qu’elles étaient disponibles. Nous avons déposé notre demande d’homologation en octobre et, à la mi-novembre, nous avions suffisamment progressé pour qu’une décision réglementaire devienne possible au début décembre.

Ce n’est qu’à ce moment-là que nous nous sommes rendu compte qu’il fallait accélérer le calendrier de distribution initial et la préparation des provinces pour l’administration du vaccin. Ce ne fut pas tâche facile. Pfizer, Services publics et Approvisionnement Canada, l’Agence de la santé publique du Canada et les provinces ont tous travaillé très fort afin de trouver une façon viable d’avancer et de préparer le Canada.

Ainsi, nous sommes devenus le 2e pays du G7 à recevoir le vaccin après sa mise en marché le 14 décembre, presque deux mois plus tôt que prévu. C’est une réalisation phénoménale à laquelle ont contribué de nombreuses personnes, et nous sommes très fiers de cette avancée majeure.

À la suite du déploiement initial, nous avons réduit temporairement la distribution du vaccin pendant trois semaines afin d’optimiser notre usine de fabrication en Belgique. Il est important de noter que cette décision était délibérée. Nous avons choisi de ralentir la production afin d’apporter des améliorations qui nous ont permis d’augmenter notre capacité de production mondiale annuelle de 1,3 milliard à 2 milliards de doses. Réorganiser notre usine en Belgique était la bonne chose à faire : plus de vaccins sont produits, plus de pays les reçoivent, et plus de personnes sont vaccinées. Les Canadiens ont également bénéficié de ces améliorations.

La complexité de l’optimisation de notre usine de fabrication et de notre chaîne d’approvisionnement mondiale est la raison pour laquelle nous avons insisté pour que nos obligations contractuelles reflètent une distribution trimestrielle. Cette situation n’est pas propre au Canada : Pfizer s’est engagée partout dans le monde à distribuer le vaccin de façon trimestrielle.

Nous comprenons que les Canadiens veuillent savoir quand ils seront protégés contre le virus. Nous avons fait bien plus que nos obligations contractuelles initiales, de deux façons importantes, afin d’assurer la plus grande certitude possible. D’abord, nous communiquons des prévisions hebdomadaires continues dès que nous sommes certains de leur fiabilité. Aujourd’hui, le public sait à quoi il peut s’attendre jusqu’à la mi-avril. Ensuite, nous cherchons constamment à accélérer la distribution du vaccin. Les Canadiens recevront maintenant 12,750 000 millions de doses plus tôt que ce qui est exigé dans notre contrat initial.

Jusqu’à maintenant, nous avons fourni plus de 2,5 millions de doses et n’avons jamais raté une prévision hebdomadaire de distribution. Nous demeurons convaincus que nous continuerons de respecter nos prévisions à l’avenir. D’ici la fin de ce mois, nous aurons fourni 5,5 millions de doses. Au 2e trimestre, nous livrerons 12,8 millions de doses, puis 21,7 millions au 3e trimestre. D’ici la fin septembre, nous aurons fourni 40 millions de doses aux Canadiens.

Bien que nous soyons optimistes quant à ce que cela signifiera à la fin de la pandémie, nous devons également réfléchir à la façon dont nous pouvons nous préparer pour la prochaine. Il y a des pratiques exemplaires et des leçons à retenir. Nous avons une occasion unique de réfléchir posément à la situation précédant la pandémie au Canada et de travailler ensemble afin d’améliorer le secteur des sciences de la vie dans notre grand pays.

Les Canadiens ont une nouvelle appréciation de la valeur d’une industrie biopharmaceutique locale résiliente. Les efforts antérieurs visant à promouvoir le secteur des sciences de la vie ont été sapés par des politiques néfastes des gouvernements fédéraux pendant plus de dix ans. Si le Canada veut changer de cap et réussir, il doit mettre fin aux consultations unidirectionnelles et engager un véritable dialogue avec notre industrie. Nous sommes prêts à avoir cette conversation si importante et à contribuer à l’avenir du Canada.

Pour terminer, j’aimerais réitérer que ce que nous avons accompli jusqu’à maintenant est extraordinaire. Je remercie sincèrement les 46 000 participants aux essais cliniques, les centaines de chercheurs ainsi que les milliers de scientifiques, de cliniciens et de professionnels de la fabrication de Pfizer et de BioNTech, dont beaucoup ont travaillé jour et nuit, sachant que chaque moment comptait.